La Paroisse et ses 12 clochers

Commune de Cossé-le-Vivien

L’église de Cossé-le-Vivien, placée sous le vocable de Notre Dame de l’Immaculée Conception,

fut construite de 1866 à 1877. Saint Gervais et Saint Protais à qui l’ancienne église, implantée sur

la place du Marché, était dédiée, demeurèrent les patrons de la paroisse.

 

Elle se présente sous la forme d’une croix latine, orientée nord-sud.

> Le chœur est une abside semi-circulaire. Deux chapelles latérales encadrent ce chœur, à gauche, la chapelle du Sacré-Cœur et à droite, celle de la Sainte Vierge, mère de Dieu.

> Le transept, long de 32 m, s’ouvre à ses deux extrémités, sur deux autres chapelles, plus petites ;

à gauche, celle de saint Sébastien et à droite, celle de saint Joseph.

> La nef, longue de 26 mètres, est séparée de bas-côtés par des colonnes imposantes. Les clés

de voûte culminent à 17 m du sol. Elle est précédée d’un narthex.

> La façade comporte plusieurs niveaux. Le grand portail et les deux portes latérales surmontés

de tympans sculptés puis une grande arcade percée de deux longues ouvertures et enfin trois arcatures.

Le tout est surmonté d’un beffroi agrémenté de baies fermées par des abat-son en bois.

Peintures du chœur (Albert Vivet (1889-1891)

 

A – Bénédiction de l’union de Marie et Joseph

B - Annonciation

C – Visite de Marie à Elisabeth

D – Christ bénissant saint Gervais et saint Protais

E -  Nativité

F – Présentation de Jésus au temple

G – La Vierge présente le Rosaire à saint Dominique

 

Vitraux (Ateliers Champigneul Bar-le-Duc)

Transept  Est

1 Sainte Eugénie (don de M. Rebillard, pdt de la Fabrique)

2 Saint Stéphane (don de M. Jallier, trésorier de la Fabrique)

Chapelle saint Sébastien (don de la famille Davost)

3 Saint Léon

4 Saint Sébastien

5 Saint François de Salle

Chapelle Sacré Cœur (don de la famille Richard de Gennes)

6 Saine Anne

7 Sacré Cœur

8 Saint Joachim

 

Chœur

9 Saint Marc

10 Saint Mathieu

11 Christ

12 Saint Pierre

13 Saint Jean

14 Saint Luc

15 Saint Protais (don de Monsieur Rondelou la Touche)

16 Vierge de l’Immaculée Conception

17 Saint Gervais (don de Madame Rondelou la Touche)

Chapelle de la Vierge Mère de Dieu (don des familles

de Vauguion et Le Moine de la Borderie)

18 Sainte Amélie

19 Vierge Mère de Dieu (Mater Dei)

20 Saint Stanislas

Chapelle saint Joseph (don de Melle Collet Chouannière)

21 Sainte Thérèse d’Avila

22 Saint Joseph

23 Saint Charles Boromée

 

Transept Ouest

24 Saint Louis (don de Mlle Jallier)

25 Sainte Agathe (don de M. Rebillard, président de la Fabrique)

 

Qui étaient saint Gervais et saint Protais ?

Saint Gervais et saint Protais étaient des frères jumeaux qui vécurent au 1er siècle sous le règne de l’empereur Néron. Refusant d’obéir aux ordres d’Astase, général romain, qui leur demandait d’offrir

un sacrifice aux idoles afin d’obtenir la victoire sur ses ennemis, ils furent le premier, fouetté à mort et le second, décapité. Ce sont des saints martyrs chrétiens fêtés localement le 19 juin.

 

Léon Blusseau

Il naquit à Simplé le 9 mai 1839. Son père était sabotier et sa mère, ouvrière en robe.

Ils s’installèrent plus tard à Cossé-le-Vivien et habitèrent d’abord la rue des Morts, puis la Grande Rue.

Léon habitait chez ses parents dans les années où il se consacra à l’ornementation et plus particulièrement à la sculpture de notre église.

C’est là qu’il décéda le 9 avril 1880, il avait 40 ans

Commune de Méral : Victoire Brielle

La Servante de Dieu, Victoire Brielle. 

 

Commune de Méral :  Victoire-Françoise Brielle est née le 31 janvier 1815 aux confins du Maine , de l'Anjou et de la Bretagne dans une pieuse famille.Elle pratique dés son enfance les plus belles vertus chrétiennes . Victoire est douée d'un esprit vif et d'une excellente mémoire . Après ses études , elle désire entrer en religion d'abord chez les bénédictines de Craon, puis chez les sœurs de la charité d'Evron, Des raisons de santé l'obligent à renoncer. Elle revient dans sa famille et mène une vie de religieuse dans le monde se sanctifiant dans son devoir d'état.Ses vertus envers tous sont héroïques,Elle accomplira une vie ordinaire avec une exceptionnelle perfection. 

 

Tous les matins Victoire va à la messe et communie. Ensuite , elle rend visite aux pauvres et aux malades auxquels elle apporte un secours spirituel et matériel. Elle consacre une bonne partie de la nuit à la prière, 

 

Victoire prédit le jour exact de sa mort. Elle s'endort dans le Seigneur  le 27 avril 1847 dans sa trente troisième année. Son corps est retrouvé intact, parfaitement conservé et souple le 20 aout 1866. Il est transféré dans une grande chapelle construite spécialement pour l'accueillir dans le haut du bourg de Méral. Mgr Le Hardy du Marais bénit la première pierre le 30 septembre 1882 , et la chapelle  est consacrée le 6 juillet 1884. 

 

De nombreuses guérisons et faveurs sont obtenues par son intercession. La vox populi la surnomme "la petite Sainte de Méral ". 

 

Face au nombre croissant de pèlerins , l'Eglise a ouvert une procédure de béatification. La Congrégation pour la Cause des Saints à Rome, a assuré que pour le Saint Siège, rien ne fait obstacle à ce que la cause de Victoire Brielle, Servante de Dieu, soit poursuivie.

Informations transmises par AJ Rousseau. 

Commune de Saint Poix

Commune de Saint Poix

 

Son origine :

 

L’Eglise date du Moyen-Âge, ou elle est mentionnée dès le XII eme siècle sous le nom de SANTO PATERNO. Elle fut dénommée ensuite Saint Patern en 1405, puis St Péan en 1524, St Poys en 1598, St Pater en 1623, et enfin St Poix…

Les Habitants portent le nom de Paternais en lien avec leur Saint Patron auquel l’Eglise est dédiée : Saint Paterne. (Ermite et Evêque de Coutances, probablement)

 

Sa fondation est liée sans doute à la seigneurie de la Motte St Péan.

 

Sous la Révolution :

La paroisse étant favorable aux Chouans en insurrection, la Garde Nationale fit retirer le battant des cloches en 1792 et clouer les portes de l’Eglise sous prétexte que le Curé avait rétracté son serment à la République.

Germain Chantrel, curé de St Poix, ne sera libéré de prison qu’en 1795 et Saint-Poix ne retrouvera sa liberté de culte qu’en 1801 comme la plupart des paroisses.

 

Sous le XIX eme siècle :

L’état de l’édifice issu du XII eme siècle et de la période révolutionnaire, relaté par les fabriciens en 1835 est sans appel : « le clocher menace de s’écrouler, les murs nord et sud menacent ruine….le moins religieux des philanthropes frémirait du sinistre imminent ! »

La tour romane et le clocher furent consolidés entre 1853 et 1857, l’agrandissement des bas cotés (1830) et la réfection du chœur (1865)  termineront les remaniements du XIX eme siècle.

Un Autel de très belle facture fut introduit pendant ces remaniements par les Fabriciens. (Déplacé après Vatican II, il fut conservé), de même que les vitraux issus de l’atelier du Maître verrier Alleaumme de Laval.

 

Une toile de la Nativité restaurée en 2009 (propriété de l’Evêché) fut offerte par la visite pastorale d’un Chanoine de Le Mans dont dépendait alors la paroisse. Elle est réinstallée dans le transept dédié à la Ste Vierge.

 

Le Chemin de Croix, en cours de restauration (propriété communale), comporte 14 toiles signées d’Alcan FECIT. Les représentations sont caractéristiques de la peinture officielle académique du Second Empire, sous Napoléon III.

Cet ensemble date de la seconde moitié du XIX e et fut installé en parachèvement des nombreux remaniements opérés sur l’édifice, probablement à l’instigation des notables des lieux.

 

La bannière paroissiale (XIX eme siècle), ayant échappée à la dispersion du mobilier en 2010 lors du regroupement paroissial…., est en cours de restauration.

 

1906 : Son inventaire et sa profanation :

 La séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1906 mis un terme à l’existence des fabriques et un inventaire des biens (église et presbytère) eu lieu avec violence ….

 

Celui de Saint Poix, en mars 1906, fut tenté une première fois mais l’agent de l’Etat chargé de la besogne dut se retiré devant la foule qui avait barricadé l’édifice. Il revint une seconde fois avec l’emploi de la garde nationale, devant une foule encore plus grande qui avait envahit la Place. Les forces de l’ordre, sous les ordres du préfet, enfoncèrent les portes afin d’établir un inventaire succinct et bref de l’église.

 Le 27 novembre 1908, le presbytère subira le même sort, le curé étant expulsé après un siège en règle par les forces de l’ordre. Les portes furent forcées par 40 gendarmes qui en jetèrent les meubles par les fenêtres et en arrachèrent violemment le crucifix...comme en atteste un écrit fixé au mur du transept nord de l’Eglise sous le grand crucifix du XVII e siècle.

1) La toile de la Nativité du XVIII e (reproduction d’une Gravure conservée au Musée de St Petersbourg)

2) L’Autel érigé en 1844 par la « Fabrique » de Saint Poix (crèche 2008)

3) L’effraction des portes de l’édifice en 1908 par les forces de l’ordre laissée en témoignage …

 

 

 

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Mois d'AVRIL :

PASSION DU CHRIST

Stella Maris
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